Neuralink vient de franchir le cap des 26 patients implantés avec son interface Telepathy, contre 21 en janvier : le rythme d'inscription s'est nettement accéléré en six mois, ce qui rapproche concrètement les interfaces cerveau-machine d'une validation clinique à grande échelle. Ce n'est plus un projet de laboratoire — c'est un essai qui avance, patient après patient, vers une réalité médicale.
Pendant ce temps, l'IA générative continue d'étendre son périmètre d'action. Anthropic permet désormais à Claude de travailler en arrière-plan sur mobile et web, même quand l'ordinateur est fermé, transformant l'assistant en collaborateur asynchrone. La Commission européenne, elle, oblige Google à ouvrir Android à des assistants concurrents comme ChatGPT ou Claude : une décision qui pourrait redistribuer les usages quotidiens de millions d'Européens.
La question de ce que mesure vraiment l'IA s'invite aussi dans l'actualité. Le laboratoire HeyDonto conteste la validité des benchmarks actuels et propose une théorie alternative, la Data Field Theory, qui redéfinit l'intelligence comme propriété émergente plutôt que comme score de performance. En parallèle, la startup française UMA présente Northstar, un robot humanoïde industriel né d'une équipe issue de Tesla, qui mise sur l'Europe comme premier marché.
Enfin, France Travail expérimente un algorithme de profilage pour cibler les contrôles de chômeurs, révélé par La Quadrature du Net. Ce dispositif soulève des questions fondamentales sur la transparence algorithmique et l'équité des décisions automatisées qui touchent directement des personnes en situation de vulnérabilité. L'IA n'est plus seulement un outil de productivité : elle arbitre désormais des droits sociaux.