Neuralink franchit un cap décisif : 21 personnes paralysées pilotent désormais ordinateurs et robots par la seule pensée grâce à l'implant Telepathy, dont une version nouvelle génération triple les capacités annoncées. L'expansion au Canada s'ajoute à un essai robotique inédit, confirmant que l'interface cerveau-machine sort du laboratoire pour entrer dans le quotidien médical. Ce n'est plus une promesse : c'est un déploiement.
Sur le terrain industriel, Figure AI apporte la preuve par les chiffres : 1 250 heures de fonctionnement, 90 000 pièces chargées, 30 000 véhicules BMW produits avec l'aide du robot Figure 02 à Spartanburg. Pendant ce temps, Tesla peine encore à concrétiser les promesses d'Optimus. L'écart entre ambition médiatique et résultats opérationnels ne cesse de se creuser dans la robotique humanoïde.
Du côté des modèles de langage, Mythos 5 d'Anthropic retrouve un accès partiel après des mois de restrictions géopolitiques, réservé aux opérateurs d'infrastructures critiques — signe que les gouvernements cherchent à maîtriser des outils dont ils reconnaissent eux-mêmes ne plus contrôler pleinement la puissance. L'ONU le dit clairement : pour la première fois, un panel de 40 chercheurs mandatés par l'Assemblée générale estime que l'IA progresse plus vite que la capacité des États à la comprendre et à l'encadrer.
Dans les entreprises, l'IA s'installe mais bouleverse les équilibres : ChatGPT Work automatise recherche, documents et feuilles de calcul en une interface unifiée, tandis que les retours de terrain révèlent une charge de travail qui, paradoxalement, augmente pour certains salariés. La transformation est réelle, la destruction d'emplois massive n'est pas confirmée, mais la pression sur les compétences et les postures professionnelles, elle, est bien là.