Neuralink franchit un cap symbolique avec son 26e patient implanté, confirmant que les interfaces cerveau-machine quittent le laboratoire pour entrer dans une phase d'industrialisation réelle. L'accélération du rythme d'inscription — cinq nouveaux participants en quelques mois — signale une maturité clinique qui rapproche ces technologies du grand public. Ce n'est plus de la science-fiction : des personnes paralysées contrôlent aujourd'hui un ordinateur par la pensée.
Sur le marché de l'IA générative, le tremblement de terre continue : ChatGPT passe sous la barre des 50 % de parts de marché pour la première fois, tandis que Gemini et Claude gagnent du terrain à vitesse soutenue. La compétition ne se joue plus seulement en termes d'utilisateurs, mais de conversion commerciale — un terrain où Claude se distingue. La domination d'OpenAI, longtemps considérée comme acquise, est désormais ouvertement contestée.
La géopolitique s'invite brutalement dans l'IA : les États-Unis imposent des contrôles d'exportation sur les modèles les plus puissants d'Anthropic, bloquant l'accès à Claude Mythos 5 et Fable 5 hors des frontières américaines. L'IA devient une arme stratégique au même titre que les semi-conducteurs, fracturant un écosystème qui se voulait global. Les entreprises non américaines mesurent aujourd'hui leur dépendance aux infrastructures d'IA occidentales.
Du côté des robots, la Chine passe à la démonstration grandeur nature : AgiBot diffuse en direct ses humanoïdes au travail dans une vraie usine, aux côtés d'humains. Avec plus de 20 000 unités produites en 2025, la robotique humanoïde cesse d'être un prototype pour devenir une réalité industrielle. La course à l'AGI et à l'automatisation physique convergent, redessinant en profondeur l'économie du travail — même si, pour l'heure, les études suggèrent une transformation des métiers plutôt qu'une destruction massive.